La Floride n’a pas fermé la porte aux Canadiens.
- QEFL

- 1 day ago
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Mais le cadre a changé — et on fait semblant de ne pas le voir.

Depuis quelque temps, on entend toujours la même chose « La Floride est devenue trop chère» « Ce n’est plus comme avant. » « On ne se sent plus aussi à l’aise. »
Ces impressions sont réelles. Mais elles sont souvent mal expliquées.
Car non, la Floride n’a pas décidé de “se fermer” aux Canadiens. Et non, les snowbirds québécois ne sont pas soudainement devenus indésirables aux États-Unis.
Il faut être clair là-dessus dès le départ : rien dans le contexte actuel ne devrait décourager un séjour en Floride ou ailleurs aux États-Unis. Les snowbirds restent les bienvenus. Ils le resteront.
Ce qui a changé, ce n’est pas l’accueil. C’est le cadre.
Un glissement discret, des deux côtés de la frontière
Depuis plusieurs années, le système s’est resserré. Pas brutalement. Pas idéologiquement. Mais administrativement.
Plus de règles. Plus de vérifications. Plus de cohérence exigée entre ce qu’on fait, ce qu’on déclare et ce qu’on comprend… ou pas.
Et ce resserrement ne vient pas d’un seul côté.
Les États-Unis ont clarifié leurs attentes. Le Canada, de son côté, a multiplié ses propres couches : fiscalité, assurances, obligations, interprétations.
Pris séparément, chaque changement semble mineur. Additionnés, ils créent un malaise diffus que beaucoup ressentent sans réussir à le nommer.
Le vrai problème : on vit encore comme avant
Le cœur du décalage est là.
Beaucoup de snowbirds continuent d’agir comme si le cadre des années 2000 existait encore.
Pendant des années, tout était simple : entrer, rester, repartir.Personne ne comptait vraiment. Personne ne posait trop de questions.
Même réflexes.Même raccourcis.Même phrases : « On a toujours fait ça comme ça. »
Sauf que le système, lui, a évolué.
Et quand les règles changent sans être vraiment expliquées,on finit par parler de « politique », alors qu’il s’agit surtout de structure.
Politique, oui — mais sans confusion
Il serait naïf de nier qu’il existe des frictions politiques entre pays. Il y en a toujours eu. Il y en aura toujours.
Mais il faut être responsable : ces frictions ne visent pas les individus. Elles ne sont pas un message adressé aux snowbirds. Elles ne signifient pas que les Canadiens ne sont plus les bienvenus.
Confondre politique et mobilité est une erreur. Et c’est souvent cette confusion qui alimente l’inquiétude inutile.
Venir aux États-Unis reste normal.
Faire comme si rien n’avait changé ne fonctionne plus.
La Floride est toujours accessible. Elle reste accueillante. Elle continue d’attirer.
Mais elle ne s’adapte plus automatiquement aux habitudes canadiennes. Et le Canada, de son côté, ne simplifie pas toujours la vie de ceux qui vivent entre deux systèmes.
Le malaise actuel n’est pas un rejet. C’est un désalignement.
Et tant qu’on refusera de le nommer clairement, on continuera de tourner autour du problème en parlant de prix, d’inflation ou de politique…sans jamais toucher au fond.
En résumé, venir aux États-Unis reste normal et légitime pour les snowbirds.Ce qui l’est moins, c’est de faire comme si le cadre n’avait pas évolué.Comprendre ce nouveau contexte permet d’éviter bien des malaises… et bien des mauvaises interprétations.
Avertissement- Cet article est de nature informative et éditoriale. Il ne constitue pas des conseils professionnels et juridiques et ne remplace pas l’avis d’un spécialiste selon votre situation personnelle.
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