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Fiscalité et immobilier en Floride : nouvelles réalités pour 2026

  • Photo du rédacteur: QEFL
    QEFL
  • 6 mai
  • 3 min de lecture

Pendant longtemps, plusieurs snowbirds québécois voyaient la Floride comme un endroit relativement simple pour acheter, profiter du soleil… puis éventuellement revendre leur propriété quelques années plus tard.


Mais depuis quelques années, plusieurs réalités financières et fiscales ont commencé à changer — parfois discrètement — et plusieurs propriétaires constatent aujourd’hui que posséder, louer ou vendre une propriété en Floride peut devenir beaucoup plus coûteux et complexe qu’autrefois.


Il ne s’agit pas nécessairement d’une seule nouvelle loi qui change tout du jour au lendemain.

C’est plutôt une accumulation de nouvelles pressions financières, de règles plus strictes, de coûts de possession plus élevés et d’un environnement immobilier qui évolue rapidement.


Vendre en Floride : une réalité fiscale plus lourde


Le meilleur exemple demeure probablement le FIRPTA (Foreign Investment in Real Property Tax Act), une règle bien connue des propriétaires étrangers qui vendent une propriété aux États-Unis.


Pendant longtemps, plusieurs Canadiens associaient cette retenue obligatoire à un taux de 10 %. Cette perception est restée très présente chez plusieurs propriétaires, même si les règles ont changé il y a déjà quelques années.


Depuis 2016, la retenue standard est maintenant passée à 15 % dans plusieurs transactions immobilières impliquant des vendeurs étrangers, incluant des Canadiens.

Et le détail important demeure souvent le même : cette retenue s’applique généralement au prix de vente brut, et non simplement au profit réalisé.


Concrètement, une propriété vendue 500 000 $ peut donc entraîner une retenue immédiate de 75 000 $ au moment du closing — même si le gain réel du vendeur est beaucoup plus faible.


Bien sûr, certains mécanismes existent parfois pour réduire cette retenue ou récupérer une partie des montants selon la situation fiscale réelle du vendeur. Mais dans les faits, plusieurs propriétaires réalisent aujourd’hui que la revente d’une propriété en Floride implique désormais une réalité fiscale beaucoup plus lourde qu’il y a dix ou quinze ans.


Condos, assurances et coûts de possession : une pression bien réelle


Pour plusieurs snowbirds, les plus gros changements ne viennent toutefois pas directement de l’impôt… mais plutôt des coûts de possession eux-mêmes.


Depuis la tragédie de Surfside — que plusieurs snowbirds ont suivie de près — plusieurs immeubles à condos en Floride font maintenant face à des exigences beaucoup plus strictes concernant les inspections structurelles, les études de réserves et le financement obligatoire des travaux futurs.


Résultat : dans plusieurs régions de la Floride, les frais de condo ont fortement augmenté au cours des dernières années, parfois accompagnés de cotisations spéciales importantes.

Certains propriétaires découvrent aujourd’hui que le coût réel de possession d’un condo en Floride n’a plus grand-chose à voir avec celui d’il y a dix ou quinze ans.


À cela s’ajoutent des primes d’assurance qui demeurent élevées dans plusieurs secteurs, particulièrement près des côtes, ainsi que des taxes foncières parfois réévaluées après un achat.


Même du côté politique, plusieurs discussions entourent actuellement l’avenir des taxes foncières en Floride. Le gouverneur Ron DeSantis et certains élus évoquent différentes pistes de réforme ou d’allègement, mais plusieurs propriétaires préfèrent attendre avant de voir quels impacts réels ces discussions pourraient avoir sur les villes, les budgets municipaux… et éventuellement les propriétaires eux-mêmes.


Une Floride qui coûte différemment qu’avant


La réalité de 2026 ne signifie pas nécessairement que la Floride est devenue un mauvais choix pour les snowbirds québécois.


Pour plusieurs, la qualité de vie, le climat, les activités, la proximité et le mode de vie demeurent extrêmement attirants.

Mais plusieurs propriétaires reconnaissent aujourd’hui que la Floride coûte différemment qu’avant.


Les revenus locatifs saisonniers sont davantage surveillés qu’autrefois, les plateformes de location transmettent plus d’informations, les exigences administratives sont plus nombreuses et plusieurs villes ou associations appliquent leurs règlements de façon beaucoup plus stricte.


Même les stratégies qui semblaient simples il y a quelques années — acheter, louer quelques semaines, puis revendre plus tard — demandent maintenant davantage de planification et de prudence.


Cela ne veut pas dire qu’il faut paniquer.


Mais la Floride version 2026 ressemble beaucoup moins à celle que plusieurs snowbirds ont connue au début des années 2000.


Et pour plusieurs propriétaires, comprendre ces nouvelles réalités devient maintenant presque aussi important que choisir le bon emplacement ou la bonne vue sur la piscine. Cet article est publié à titre informatif seulement et ne constitue pas des conseils professionnels et juridiques. Chaque situation fiscale, immobilière ou financière peut varier selon la situation personnelle de chacun. Il demeure recommandé de consulter des professionnels qualifiés au besoin.

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